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Les 5 meilleurs moments de la CAQ

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23.03.2026

François Legault ne sera plus premier ministre dans quelques jours.

Il m’est difficile d’imaginer la CAQ sauvant les meubles cet automne.

Il n’est donc pas trop tôt pour commencer à faire un bilan.

Voici selon moi ses cinq meilleurs moments.

Faute de place, j’escamote d’autres réussites.

Mon bilan est personnel, mais je le crois honnête.

Une prochaine chronique traitera des échecs les plus cuisants.

La gestion de la pandémie fut certes truffée d’erreurs, ici comme ailleurs. Facile à dire avec le recul.

C’était cependant une crise inédite, les gens mouraient, seuls les irresponsables n’étaient pas inquiets, et il n’y avait pas de vaccin au début. On tend à l’oublier.

L’évocation d’une dictature fut une grossière exagération.

Au pire de la crise, nonobstant les bourdes organisationnelles, François Legault fut remarquable d’humanité et de compassion pour expliquer et rassurer.

Réalisez-vous qu’avant 2023-2024, la dernière entente négociée survenue entre le gouvernement du Québec et les syndicats du secteur public remontait à 2010-2011 ?

Depuis cette date, le gouvernement avait toujours imposé les conditions de travail au moyen d’une loi spéciale.

C’est parfois nécessaire, mais c’était devenu presque automatique. Il n’est pas sain de faire semblant de négocier.

Certes, l’entente a coûté cher, mais on ne peut d’aucune manière dire que les employés du secteur public sont surpayés.

Le rattrapage salarial des enseignants, en particulier, était dû depuis longtemps.

Le Québec est mûr pour une profonde réflexion collective sur l’école.

Oui, nos écoles vieillissent, on manque de profs, et il y a de la violence. Mais le problème en est aussi un de sens, de direction, de valeurs.

L’école doit se recentrer sur les savoirs fondamentaux et les méthodes éprouvées, cesser de s’éparpiller, hausser ses exigences, renouer avec l’autorité et la discipline, et ne pas dissimuler les inévitables échecs.

Bernard Drainville, courant d’un feu à l’autre, fut davantage un pompier qu’un chef d’orchestre. Il a manqué de temps.

Mais son gros bon sens était ce qu’il fallait dans les circonstances.

Sa réaction à la pénétration de l’extrémisme politicoreligieux, qui exigera une vigilance continuelle, fut exemplaire.

Les avancées en matière de laïcité pilotées par les ministres Simon Jolin-Barrette, Jean-François Roberge et Bernard Drainville sont un combat inachevé et soumis à l’épée de Damoclès de la Cour suprême.

Mais il faut leur dire merci d’avoir agi et su résister à la tempête. Ne braillons pas sur le sort d’extrémistes qui choisissent de s’autoexclure par leur propre intransigeance.

Cette question est cependant indissociable de celle de l’immigration, au sujet de laquelle la CAQ a fait une chose et son contraire.

On estime avec raison que les syndicats ont beaucoup de pouvoir au Québec.

On n’a pas donné tout le crédit qui revenait au ministre Jean Boulet d’avoir introduit une distinction entre les cotisations régulières des membres et celles pour financer des actions qui ont peu à voir avec la mission du syndicat, comme la contestation devant les tribunaux de la loi sur la laïcité.


© Le Journal de Québec