Un marché pétrolier résilient, mais au bord de la rupture
C’est par la bouche même du président Donald Trump qu’on a pu comprendre le principal facteur ayant accéléré la signature d’un protocole d’entente entre les États-Unis et l’Iran : la crainte d’une rupture de l’approvisionnement mondial en pétrole et de l’envolée des prix qui aurait pu s’ensuivre dès cet été.
Le dirigeant de Washington a en effet déclaré ne pas vouloir voir son nom associé à une importante crise économique, comme celui du président Hoover, associé à la grave dépression de 1929.
Cet aveu confirme que des conseillers du président lui ont indiqué que le marché pétrolier s’approchait fort probablement d’un point de rupture. La perte d’environ 20 % de l’approvisionnement mondial, depuis le 28 février, risquait alors de se refléter pleinement dans les prix, propulsant le baril bien au-delà de 100 $.
Des hausses de prix, mais moindres que ce qui était prévu
Les hausses du prix du baril depuis le déclenchement de la crise, d’environ 70 $ à près de 100 $, ont certes été appréciables, mais moindres que ce qui avait été envisagé par maints analystes. Dès le début du conflit, plusieurs avaient prévu un prix du baril supérieur à 150 $, comme le ministre de l’Énergie du Qatar.
Cette prédiction paraissait........
