La fermeture du détroit d’Ormuz, pire cauchemar du marché pétrolier
L’annonce par l’Iran d’une fermeture complète du détroit d’Ormuz représente le pire scénario imaginable pour le marché pétrolier. C’est précisément pour se prémunir contre une telle éventualité que les États-Unis maintiennent, depuis les années 1980, une présence militaire soutenue dans la région. Nul doute que la levée d’un tel blocus deviendrait aussitôt la priorité stratégique numéro un à Washington.
Depuis des décennies, le détroit d’Ormuz, couloir maritime large d’à peine 50 km à son embouchure, constitue le principal point de vulnérabilité pour l’approvisionnement pétrolier mondial. Près du cinquième du pétrole et du gaz consommés dans le monde y transite chaque jour. Aucun autre corridor énergétique ne concentre à ce point vulnérabilité géographique, rivalités militaires et dépendance économique.
C’est pourquoi le bloc iranien pose des risques significatifs pour l’économie mondiale si un blocage perdure.
L’importance de ce détroit explique l’obsession stratégique américaine pour le golfe Persique. Dans les années 1970, la doctrine des « Two Pillars », associée au président américain Richard Nixon, confie à deux grands producteurs d’or noir, l’Arabie saoudite et l’Iran, le rôle de rempart contre........
