Idées|Charles Milliard, un Bourassa 2.0? Pas vraiment. Simon-Pierre Thibeault
La déclaration récente de Charles Milliard selon laquelle il existe « deux langues officielles au Québec » est glaçante, même si elle peut n’être qu’un simple lapsus. Cette déclaration est particulièrement ironique venant d’un politicien qui tente constamment de se présenter comme l’héritier de Robert Bourassa. Après tout, c’est Bourassa qui a fait du français la langue officielle du Québec. Mais au-delà de cette maladresse, cet épisode révèle surtout une différence beaucoup plus profonde entre deux visions du Québec.
Il faut rappeler une chose essentielle. Robert Bourassa n’était pas souverainiste, mais cela ne l’a jamais empêché de défendre fermement le français. Pour lui, la langue française constituait le fondement national du Québec, et il était prêt à en assumer le coût politique.
Avec la loi 22, il fait du français la langue officielle du Québec, malgré l’opposition d’une partie importante des milieux anglophones et même de son propre électorat. La même chose se produit avec la loi 178 après le jugement de la Cour suprême........
