Les fonds fiscalement avantageux le sont-ils toujours?
Un lecteur retraité m’a récemment posé la question suivante : pourquoi payer davantage de frais de gestion pour les fonds fiscalement optimisés (habituellement des fonds en catégorie de société) qu’offrent certaines sociétés de placements quand un portefeuille composé de fonds négociés en bourse (FNB) compte de son côté de très faibles frais ?
Il s’agit d’une question très légitime.
L’intégration des FNB indiciels dans l’univers des investisseurs individuels a profondément transformé l’industrie du placement, et certains investisseurs en viennent dorénavant à estimer qu’un portefeuille moins cher à gérer est foncièrement meilleur. Mais, à la retraite, quand un investisseur commence à décaisser plusieurs dizaines (voire des centaines) de milliers de dollars par an pour financer son train de vie, la principale question à se poser devrait être : « Combien me reste-t-il après impôt ? »
Un bon portefeuille de retraite obéit à des règles distinctes de ceux construits dans une logique d’accumulation. Si son objectif principal est de faire croître le capital le plus efficacement possible pendant les années de vie active, une fois que son propriétaire est à la retraite, la fiscalité du décaissement devient parfois aussi importante que le rendement lui-même.
Il faut savoir que les revenus de placement ne sont pas tous imposés de la même façon. D’abord, les revenus d’intérêts provenant d’obligations et de placements garantis sont les plus lourdement imposés. Ensuite, pour ce qui est des dividendes, ils bénéficient d’un traitement fiscal plus avantageux lorsqu’ils sont canadiens. Enfin, les gains en capital sont encore plus efficaces fiscalement, puisqu’ils sont seulement imposables........
