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Merci, Monsieur le Premier Ministre

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02.02.2026

Le 3 février, le portrait du 22e premier ministre du Canada sera dévoilé. Vingt ans après son entrée en fonction, le très honorable Stephen J. Harper rejoindra ses prédécesseurs sur les murs du parlement.

Déformation professionnelle oblige — j’ai été son conseiller politique au commerce international —, je l’appelle toujours « premier ministre ». Je laisserai aux anciens collègues le soin de revenir sur son legs et sa gestion de la crise financière mondiale de 2008-2009. Ils parleront sans doute de son fédéralisme décentralisateur, de sa reconnaissance du Québec comme nation et de l’absence de débat référendaire qui a perduré durant son règne. De la première excuse faite aux Autochtones qui ont fréquenté les pensionnats aussi.

Je soulignerai pour ma part deux éléments. Dix ans après son départ, le Québec compte onze députés conservateurs, une base qu’il a contribué à construire, lui, un premier ministre albertain. Il a laissé une maison en ordre avec des finances publiques équilibrées. Et, comme il l’avait prédit, la promesse de Justin Trudeau de ne faire que « trois déficits modestes de 10 milliards » n’a pas bien vieilli.

J’ai le souvenir d’une vidéo de campagne dans laquelle on voyait M. Harper travailler à son bureau, tard, affairé dans la pénombre, éclairé d’une seule lampe. Voilà, montrait-on, un premier ministre sérieux, qui prend les décisions qui s’imposent, même quand elles sont difficiles. C’est l’image que je conserve de lui dans ses fonctions.

J’ai souvenir d’une mission à Paris,........

© Le Devoir