Aux grands maux les grands remèdes!
Un conflit qui perdure oppose la Fédération des médecins spécialistes du Québec et le gouvernement Legault. En clair, la Fédération exige une augmentation de rémunération de 14,5 % pour ses membres, alors que leur rémunération annuelle moyenne atteint déjà 550 000 $. L’offre finale du gouvernement est de 11 %, ce qui porterait le pactole à environ 600 000 $ en moyenne. Cette offre ne satisfait pas la Fédération.
Comment en est-on arrivé là ? C’est en partie parce que le gouvernement Legault a plié l’échine en abandonnant de grands pans de la loi 2, qui prévoyait notamment le versement d’une partie de la rémunération des médecins selon leur rendement, ce à quoi ils s’opposent.
À ce stade-ci, il serait grand temps qu’un adulte se lève et mette un terme à la récréation.
Premièrement, le prochain gouvernement devrait légiférer et cesser la rémunération à l’acte afin de traiter les médecins comme tous les autres employés de la fonction publique. La grille salariale serait ainsi établie avec clarté en fonction des années d’expérience et éliminerait certains abus du paiement à l’acte.
Deuxièmement, on devrait décréter la mise en place d’un système d’appréciation de la performance, comme pour les autres salariés de l’État québécois. Enfin, devant les coûts publics importants de formation de nos médecins et face aux menaces de départ vers d’autres provinces ou le secteur privé de certains médecins insatisfaits, on devrait instaurer une retenue importante sur leur salaire qui serait versée en fiducie.
Advenant le départ d’un médecin vers d’autres cieux, cet argent retournerait dans le fonds consolidé de l’État québécois afin de rembourser en partie les sommes avancées par les contribuables pour sa formation. En contrepartie, chaque médecin qui choisirait de faire carrière dans le service public auprès des Québécois récupérerait ces sommes (avec intérêts) à la retraite.
Dans un contexte où certains semblent avoir oublié les principes fondamentaux du serment d’Hippocrate, cette médecine de cheval apparaît nécessaire pour le mieux-être de notre système de santé.
