Les deux lièvres
Comme c’est généralement le cas, la plupart des titulaires des ministères clés du nouveau gouvernement avaient été identifiés avant que Paul St-Pierre Plamondon en fasse officiellement l’annonce. Il n’y avait cependant eu aucune fuite concernant celui ou celle qui serait ministre responsable de la préparation du référendum.
Peu de gens auraient parié sur Catherine Gentilcore, qui, à titre de leader parlementaire, de ministre de l’Immigration et de vice-première ministre, devient indéniablement la numéro deux du gouvernement. Ceux qui croyaient (ou espéraient) que la marche vers l’indépendance serait mise sur pause risquent de déchanter. La députée de Terrebonne n’est pas du genre à faire les choses à moitié.
Le nouveau premier ministre en a même fait une interlocutrice privilégiée du gouvernement fédéral en lui donnant le mandat de faire en sorte que le Québec soit « à la table et non pas au menu » dans les négociations commerciales avec les États-Unis, qui constituent présentement, avec l’immigration, le principal point d’achoppement avec Ottawa.
La nouvelle ministre officiellement responsable des Relations intergouvernementales canadiennes, Marie-Claude Sarrazin, qui portera de multiples chapeaux, dont la Justice, ne sera sans doute pas mécontente de partager les sujets de récriminations avec sa collègue.
Reformuler le discours péquiste sur l’immigration pour convaincre les nouveaux arrivants des mérites du projet........
