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Chronique|Un «pur et dur» chez QS Michel David

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12.05.2026

À l’époque où il était député péquiste de L’Assomption (1996-2007), Jean-Claude St-André était identifié à un « pur et dur », un indépendantiste inconditionnel — et il l’est toujours. Après le départ de Jacques Parizeau, dont il était un fidèle et dirigeait le bureau de circonscription, M. St-André avait récupéré L’Assomption à la faveur d’une élection partielle.

Candidat à la chefferie du Parti québécois (PQ) en 2005, puis battu aux élections générales de 2007, il avait voulu effectuer un retour l’année suivante, mais Pauline Marois avait bloqué sa candidature parce qu’il tenait mordicus à ce qu’elle s’engage à tenir un référendum dans un premier mandat. Elle lui avait préféré l’ancien chef du Parti vert du Québec Scott McKay, qui avait précédemment flirté avec les libéraux, ne souhaitant pas voir revenir un homme qui était présenté comme un loose cannon (comme on qualifie généralement ceux qui refusent de suivre la ligne officielle du parti).

Le mot « woke » ne faisait pas encore partie du vocabulaire politique, mais M. St-André était tout le contraire de ce qu’on désigne ainsi de nos jours. Le 14 décembre 2000, il avait d’ailleurs été le seul député de l’Assemblée nationale à refuser de voter pour la motion de blâme envers Yves Michaud, à qui on reprochait des propos prétendument antisémites qu’il n’avait jamais tenus.

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