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La compassion passe par la concertation

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23.05.2026

« La rue n’est pas une maison. » Une évidence que commande le plus élémentaire respect de la dignité humaine, que l’ancienne première ministre Pauline Marois, épaulée par une trentaine d’autres signataires, ne devrait pas avoir à énoncer dans les pages du Devoir. Pourtant, ce vibrant appel à une concertation nationale pour enfin prendre à bras-le-corps la crise de l’itinérance fut bel et bien nécessaire, les cris du cœur de chacun se heurtant obstinément et depuis trop longtemps à l’inadéquation d’une compassion compartimentée.

Le constat de cette missive signée cette semaine par d’ex-politiciennes tous partis confondus, des maires, des acteurs économiques et communautaires — celui d’une bonne volonté partagée, mais freinée par un manque de coordination — est juste et criant. La tenue d’une rencontre au sommet, qu’ils réclament tous de concert, afin de sortir de ces vases clos et d’une logique d’urgence pour chercher d’un commun accord des solutions pérennes et structurantes s’impose.

L’explosion persistante de l’itinérance, désormais présente aux quatre coins du Québec, a démontré que nul ne pourra résorber seul cette crise multifactorielle et complexe. La solidarité nationale est un projet commun.

Que l’ensemble des partis politiques........

© Le Devoir