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Éditorial|Mettre la majorité devant les idées Marie Vastel

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12.09.2026

Les aspirants premiers ministres du Québec pourraient se faire pardonner de souhaiter presser quelque peu l’éreintant marathon électoral. Solliciter d’emblée une majorité ou appeler au vote stratégique avant même que la moitié de cette joute ne soit écoulée fut toutefois excessivement précipité. Qu’est-il donc advenu de l’idée de prendre d’abord le temps de séduire et d’inspirer son électorat ?

« Ce n’est pas normal que, le 10 septembre, la moitié des questions portent sur des scénarios minoritaires et majoritaires », s’est offusqué Paul St-Pierre Plamondon cette semaine. À fort juste titre, d’ailleurs. Dommage, cependant, qu’il fut lui-même parmi les premiers à mettre cette charrue devant les bœufs…

Voyant la majorité convoitée lui échapper, au fil des sondages de ce début de campagne, le chef péquiste se permettait, pas plus tard que deux jours plus tôt, d’évoquer la pertinence d’élire « un gouvernement avec des coudées franches » qui aurait « la capacité d’agir » dans toutes les sphères de son programme électoral. Un souhait légitime, certes. Que d’autres avant lui ont toutefois pris soin de garder pour les fins de luttes électorales.

Christine Fréchette, cheffe caquiste, y était allée d’une stratégie assumée tout aussi franche en tendant la main, dès le deuxième jour de la course, aux........

© Le Devoir