Subir son histoire ou la faire
Le film La bataille de Gaulle, dont le premier volet sort aujourd’hui, porte sur le combat du général de Gaulle pour la France libre de 1940 à 1944. Il parle du refus de capituler face à un destin qui semblait écrit d’avance, du refus de subir son histoire. Il traite notamment du combat contre le défaitisme et le cynisme politique. Il s’agit au fond d’un film sur l’espoir. Et le Québec en a bien besoin pour imaginer son avenir comme nation.
Pour de Gaulle, les Québécois étaient, en quelque sorte, des résistants politiques et culturels. Le général était profondément touché par le fait que nous nous soyons battus depuis la Conquête britannique pour conserver et affirmer notre langue, notre culture et notre dignité collective dans une mer anglo-saxonne.
Le général connaissait l’histoire du Canada. De Gaulle avait lu le manifeste politique de Daniel Johnson publié en 1965 et intitulé Égalité ou indépendance. Dans cet ouvrage, Johnson considérait que le Québec devait jouir d’une plus grande autonomie afin de permettre à la nation canadienne-française, comme on disait à l’époque, de s’épanouir et de se........
