menu_open Columnists
We use cookies to provide some features and experiences in QOSHE

More information  .  Close

L’éducation à la citoyenneté numérique et le cycle sisyphéen des paniques technologiques

19 0
monday

Chaque lundi, Le Devoir vous propose de ralentir en réfléchissant avec lui à un sujet qui colore l’air du temps. Cette semaine, on s’interroge sur l’usage de l’IA, dont la croissance effrénée fait craindre un krach technologique.

Forts de nos échecs passés dans l’éducation de nos élèves à un usage éthique et critique des médias sociaux, ainsi qu’à un emploi sain et citoyen de leurs appareils numériques personnels, voilà que, depuis quelques années, des questionnements surgissent de façon de plus en plus insistante quant à la place de l’intelligence artificielle (IA) dans leur démarche d’apprentissage.

Selon plusieurs, l’IA, ce n’est rien de moins que la fin de l’humanité, et les milieux scolaires sont les derniers remparts civilisationnels. Or, ces inquiétudes ne sont pas nécessairement celles de nos élèves, qui voient bien souvent dans l’IA de belles perspectives, pourvu qu’ils aient accès à une éducation à la citoyenneté numérique de qualité et à des outils numériques sécuritaires. Nous avons cette étrange habitude de critiquer les outils que nous créons, en plus d’accuser un retard flagrant…

Relativisons : les vagues d’inquiétude collective qui surviennent lorsqu’un objet ou un service est perçu comme une menace pour les valeurs et les normes de la société n’ont rien de nouveau. Les paniques morales se succèdent et, sur le plan des paniques........

© Le Devoir