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Le joker vert

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Quel Québec choisiront les électeurs en octobre ? L’équipe éditoriale réfléchit aux chantiers qui nourriront le menu législatif des prochaines années. Cette semaine, on se penche sur notre rapport compliqué à l’environnement.

Périls économiques et prédation trumpienne. Secousses linguistiques. Guêpier inclusif. Filet social en déliquescence. Nombreuses sont les menaces existentielles qui planent sur cette campagne électorale. L’immédiat est si chargé qu’on en oublie presque de penser à demain. Même quand le secrétaire général de l’ONU aligne les superlatifs pour nous secouer comme un prunier alors que nous entrons dans un « territoire inconnu » dont les cousins français ont éprouvé les contours cauchemardesques cet été, on continue de résister.

Ce n’est pas parce que l’avertissement déplaît qu’il peut être balayé sous le tapis. « S’il vous plaît, ne vous y trompez pas, les changements climatiques sont la plus grande menace que les humains modernes ont eu à affronter », répète en écho l’immense David Attenborough dès qu’il en a l’occasion. Du haut de ses 100 ans, le plus célèbre naturaliste et vulgarisateur de son époque nous invite à regarder droit dans les yeux cette planète que nous appelons notre maison.

Lui qui l’observe depuis des décennies y constate un renversement sans appel. Si c’est la nature qui a déterminé comment nous allions........

© Le Devoir