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L’avenir n’est pas dans le rétroviseur

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30.03.2026

Les dés sont jetés ; la donne ne changera pas. Les réalités économiques, techniques, juridiques et climatiques qui plaidaient hier pour une robuste transition énergétique ne disparaîtront pas sous l’effet de la guerre en Iran. Au contraire, celle-ci ouvre une voie royale à une insécurité énergétique historique. Or, plus un système énergétique dépend de ressources importées, plus il est exposé aux chocs géopolitiques.

On a déjà compris à la dure avec le gouvernement Trump 2.0 que le passé ne saurait être garant de l’avenir en matière d’énergie. Ce que nous vivons, c’est une vraie rupture ; les savoirs d’hier sont devenus des miroirs aux alouettes. Il n’y a rien de bon à recycler dans nos modèles passés. Plusieurs pays l’ont compris : de la Chine aux pays nordiques en passant par la Suisse ou le Brésil. Là-bas, on a sciemment choisi d’appuyer sur l’accélérateur de la transition.

Notre malheur, c’est que l’ancien ordre énergétique est bouleversé avant même que le nouveau ne soit installé.

Quand tout fout le camp, on a souvent le réflexe de se réfugier dans ce qu’on connaît. Suivant cette logique, certains de nos élus se demandent aujourd’hui si on a eu raison de fermer la porte aux gaz de schiste à double tour. La réponse est pourtant facile : oui, on a eu raison, car l’avenir est déjà ailleurs. Pourquoi dilapider........

© Le Devoir