Le coup d’État au Venezuela, un tremplin du changement de régime en Iran
En janvier, quand il a été su que des forces militaires américaines avaient kidnappé le président vénézuélien Nicolás Maduro à Caracas pour le transporter à New York afin qu’il y soit jugé, Israël était parmi les premiers à applaudir de manière enthousiaste.
Le coup d’État au Venezuela était une prémisse à la guerre d’Israël contre l’Iran. La semaine dernière, après avoir assuré leur mainmise sur le pétrole vénézuélien en tirant certaines ficelles à Caracas, les États-Unis ont lancé, avec Israël et d’autres partenaires, la campagne de changement de régime que la droite israélienne et ses soutiens à Washington préparaient depuis des décennies, directement contre Téhéran.
Le premier ministre Benjamin Nétanyahou a félicité le président Donald Trump pour son action « audacieuse et historique » à Caracas. Le gouvernement israélien a longtemps considéré le Venezuela comme un satellite stratégique de la République islamique d’Iran.
Par la voix de son ministre des Affaires étrangères, Gideon Sa’ar, Israël a salué l’élimination du « dictateur qui dirigeait un réseau de drogue et de terreur ». « Il existe un partenariat profond entre l’Iran et le Venezuela depuis 20 ans », a noté l’ambassadeur américain en Israël, Mike Huckabee, après l’opération, faisant écho à une opinion partagée par des groupes d’intérêt politique pro-israéliens.
Des responsables de la sécurité israélienne ont longtemps affirmé que le Venezuela fournissait un point d’appui opérationnel pour le Hezbollah et le Corps des Gardiens de la révolution islamique, l’organisation paramilitaire mondiale de l’Iran. Ils citent en exemple la présence de drones iraniens lors de défilés militaires vénézuéliens et les vols fantômes Iran-Venezuela, y compris le célèbre incident de 2022 où un avion-cargo vénézuélien a été détenu en Argentine en ayant des membres d’équipage iraniens à son bord.
Des faucons israéliens ont allégué que le Venezuela de Maduro était une rampe de lancement pour le........
