Où se planquer?
À quoi bon, des vacances d’été en temps de crise mondiale ? Normalement, j’aurais rédigé cette chronique ragaillardi par une période de loisir et soutenu par l’anticipation optimiste qui accompagne généralement la rentrée, ce créneau de renouvellement qu’on ressent malgré l’hésitation, voire la peur, de reprendre le travail et la monotonie du quotidien.
Mais comme mon répit estival a été brusquement interrompu par des événements désagréables, mon humeur m’oblige à engager une réflexion moins sereine. Je ne parle pas forcément de la possibilité, affichée sur la couverture du 17 août de la revue britannique Spectator World, d’une troisième guerre mondiale déclenchée par le bourbier iranien, la guerre russo-ukrainienne et la saisie de territoires au Liban par Israël. Fils de la guerre froide, j’ai tendance à me moquer des chats peureux qui annoncent une catastrophe au moindre sursaut du monde politique. Sous la menace constante d’une guerre nucléaire entre les États-Unis et l’Union soviétique, j’ai développé très jeune un scepticisme sain à l’égard des déclarations manipulatrices de politiciens voulant renflouer les caisses d’un complexe militaire-industriel redevable au Pentagone et aux commissions des forces armées des deux chambres du Congrès.
Toutefois, Trump pèse lourd dans la balance avec son comportement dément, bien sûr, mais aussi avec son habitude de cracher en pleines « négociations » des phrases désordonnées et d’insulter ses ennemis présumés (l’Iran, la Chine, le........
