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Michael Rousseau, résistant!

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27.03.2026

Le journaliste et auteur Ron Graham a grandi dans une demeure cossue de Westmount pendant les années 1950 et a sans doute donné dans son ouvrage Un quartier français la meilleure description existante du Canada français tel que perçu alors par les membres de sa tribu. Extraits :

« Je n’avais que vaguement conscience d’être entouré de gens qui parlaient français. Ils étaient là quelque part, à la campagne ou en bas de la montagne, une présence aussi abstraite que pouvait l’être celle des hindous dont j’avais fait la découverte dans un livre de Kipling ou des Mau Maus terrorisant les colons britanniques au Kenya comme le rapportait la Gazette […] Aux yeux de la plupart des gens de Westmount, le Canada français était un paysage que l’on traversait pour aller à Knowlton les jours d’été, ou à Sainte-Agathe les jours d’hiver. C’était une domestique, un ouvrier à l’usine, un politicien corruptible. C’était une vieille romance où se mêlaient les parties de patinage, les courses de toboggan, les promenades en traîneau, les expéditions en canot… »

Il s’agit bien évidemment d’un temps révolu. Une grande partie des dinosaures francophobes nous ont quittés pour l’Ontario depuis, les autres se sont réconciliés avec le français. L’entrepreneur Mitch Garber notait sur X que plusieurs personnalités anglophones du milieu des affaires sont impeccablement bilingues : Stephen Bronfman (Claridge), Peter Goldberg (Bouclair), Ken Harris (Plusgrade), Eric Boyko (Stingray), Andrew Lutfy (Dynamite/Royalmount), Lino Saputo, Geoff Molson (CH), Andrew Molson (National), Michael Sabia, Călin Rovinescu, entre........

© Le Devoir