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Le silence vaut mieux que des paroles inutiles

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06.08.2026

Quand l’émotion prend le dessus sur les faits, le risque est grand de voir la justice céder la place au jugement populaire. Les événements récents impliquant deux policières du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) et quatre personnes accusées soulèvent des questions importantes sur l’équilibre entre la sécurité publique, la transparence et le respect d’un principe fondamental de notre démocratie : la présomption d’innocence.

« J’ai [un] sentiment de profond dégoût… Quant à moi, [les accusés], je les aurais maintenus en détention, ne serait-ce que pour servir d’exemple », a dit Stéphane Bergeron, ex-ministre péquiste de la Sécurité publique, dans une déclaration diffusée sur LCN, le 30 juillet dernier.

Une sortie d’une telle envergure provenant d’un ancien ministre, d’un expert, d’un élu ou d’une personnalité publique peut exercer une influence importante sur la perception collective d’un événement précis. En raison de leur parcours, de leur fonction passée ou de leur notoriété, leurs propos peuvent contribuer à orienter le débat public, à renforcer certaines interprétations et à influencer l’opinion de la population.

Toutefois, dans une société fondée sur l’état de droit, il demeure essentiel de distinguer l’opinion publique du processus judiciaire. La culpabilité ou l’innocence d’une personne doit être déterminée uniquement par les tribunaux.

À la suite des événements du 27 juillet 2026 impliquant deux policières du........

© Le Devoir