Pour mettre fin à l’indolence culturelle de Laval, il nous faut un Conseil des arts
La campagne électorale précédant l’élection municipale du 2 novembre prochain nous fournit une occasion unique de réfléchir à l’opportunité de doter la Ville de Laval d’un Conseil des arts fort et pérenne.
Soixante ans après sa fusion municipale, Laval est devenue une métropole régionale, forte d’une population de plus de 450 000 habitants. Elle ne peut plus se contenter d’un rôle périphérique. Elle se doit d’être à la hauteur et assumer pleinement ses responsabilités en matière de culture.
À l’heure où les villes rivalisent d’audace pour affirmer leur identité culturelle et attirer vers elles les talents, Laval ne peut se satisfaire d’une approche culturelle indolente, marquée au coin de la dépendance aux attraits de la métropole, sa voisine.
Une ville vivante et vibrante ne se construit pas uniquement avec des échangeurs routiers et des centres commerciaux. Il lui faut une âme, une âme qui se nourrit d’art et de culture, qui soutient dignement ses créateurs et ses institutions culturelles. À Laval, les institutions existent — pensons à la salle André-Mathieu, à la Maison des arts, au Centre d’archives de Laval ou à l’Orchestre symphonique de Laval. Rappelons-nous aussi quelques-uns des grands artistes québécois dont la vie est intimement liée à Laval :........
