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Quand la Bourse perd ses références

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17.04.2026

Difficile de suivre le quotidien des marchés boursiers ces temps-ci, avec toutes ces tribulations géopolitiques improvisées. Sous l’accumulation de ces facteurs exogènes erratiques depuis la pandémie, la Bourse perd tout simplement de vue ses modèles de référence.

On en parlait en janvier. Un phénomène plutôt rare a été observé en Bourse l’année dernière. Tant l’indice S&P 500 que l’once d’or ont franchi des records, une synchronicité peu ou pas vue en 50 ans. Le premier revêt un aspect plus spéculatif et volatil, en phase avec les aléas de la conjoncture économique et de ses perspectives. La seconde est plutôt appréciée pour son côté de valeur refuge. Quand le premier va mal, la deuxième est censée en profiter. Ce ne fut pas le cas.

Un autre modèle de référence, le fameux 60-40 servant de base à la diversification des portefeuilles, est également malmené. Depuis le début de la pandémie, le classique rôle tampon des obligations se fait on ne peut plus timide. Les obligations sont devenues moins efficaces pour amortir la volatilité des actions. Dans ce modèle 60 % actions-40 % obligations, au lieu de compenser le risque lié aux actions, elles ont évolué de plus en plus en parallèle avec ces dernières. Qui plus est, ce changement a été plus particulièrement marqué lors des fortes corrections boursières.

« La rupture de cette corrélation historique rend la diversification vulnérable aux chocs », souligne le Fonds monétaire international (FMI). Et les chocs, notamment du côté de l’offre, ont été particulièrement ressentis avec la pandémie, l’agression russe de l’Ukraine ou encore l’entrée en scène malavisée des États-Unis dans un affrontement avec l’Iran. Le tout agrémenté de pressions inflationnistes.........

© Le Devoir