Chronique | Un système de pension en (pas si) bonne santé
Le système de pension canadien conserve sa cote. Ce n’est toutefois pas la grande forme, fragilisé qu’il est par la faiblesse de l’un de ses trois piliers. On devine aisément lequel, et la dernière grande nouveauté dans ce segment, le régime volontaire d’épargne-retraite (RVER), n’y fait rien, ou très peu.
Dans le dernier classement mondial du cabinet de ressources humaines Mercer, publié en octobre, le système canadien reçoit un B, soit la même note qu’en 2024, avec un score de 70,4 %, contre 68,4 % l’année précédente. Ce classement couvre 52 systèmes de pension touchant 65 % de la population mondiale. Le Canada s’est classé au 16e rang sur 52 pays. Principal constat : la solidité du régime canadien, qui repose sur une diversité de sources de revenu à la retraite. On pense au régime de base public, au Supplément de revenu garanti, aux régimes complémentaires et aux comptes d’épargne fiscalisés (REER, CELI). Il est retenu que le volet public n’est pas des plus généreux, mais qu’il est stable à long terme et repose sur une bonne gouvernance. On prend cependant soin d’ajouter que le système est bon dans son volet public, mais faible lorsqu’on tient compte des régimes en milieu de travail.
D’ailleurs, les Pays-Bas, l’Islande, le Danemark, Singapour et Israël ont tous obtenu la prestigieuse note A. La différence ? La contribution du secteur privé, peut-on retenir du rapport.
L’Institut C.D. Howe y a fait écho, voyant dans la couverture limitée des régimes du secteur privé le principal axe d’amélioration au Canada. Reprenant les données publiées en 2025 par Statistique Canada, les auteurs de l’étude soulignent........
