menu_open Columnists
We use cookies to provide some features and experiences in QOSHE

More information  .  Close

Chronique|La convergence intelligence artificielle-travail Gérard Bérubé

13 0
24.04.2026

Il est attendu que l’intelligence artificielle (IA) sera perturbatrice pour l’emploi et sur la main-d’œuvre, et ce, très rapidement. Faut-il s’en alarmer ?

De projection en projection… Dans son rapport The Future of Jobs 2025, publié en janvier 2025, le Forum économique mondial indiquait que les employeurs interrogés considéraient que les travailleurs pouvaient s’attendre, d’ici à 2030, à la transformation ou à l’obsolescence de 39 % de leurs compétences sous le coup de l’enracinement de l’IA. Dans un texte publié par la Banque des règlements internationaux, il est souligné que la révolution technologique qu’elle engendre expose près de 40 % des emplois dans le monde. Le Fonds monétaire international (FMI) évoque pour sa part une incidence sur environ 60 % des emplois dans les pays à l’économie dite avancée.

On accepte également le constat que, là où l’automatisation et les effets des technologies perturbatrices sur la main‑d’œuvre concernaient traditionnellement les tâches répétitives, l’IA se démarque par sa capacité à toucher les emplois hautement qualifiés. À cibler davantage les travailleurs du savoir, généralement plus scolarisés.

Tout n’est pourtant pas que sombre. Pour le FMI, « parmi les emplois exposés, environ la moitié pourrait bénéficier de l’intégration de l’IA, qui se traduirait par un gain de productivité. Pour l’autre moitié, les........

© Le Devoir