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Ces ratios qui guident nos finances

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20.03.2026

L’univers de la finance personnelle est truffé de ratios de référence. On parle de balises servant de guides, voire de cibles optimales. Cette approche théorique se heurte évidemment rapidement à la réalité de chacun, au cas par cas, selon que la personne vit seule ou en couple, que le ménage dispose d’un ou de deux revenus, qu’il y a présence ou non d’enfant, qu’il y a ou non accès à un régime complémentaire de retraite… et plus encore. Cela dit, voyons voir les principaux et leurs limites.

Les ratios clés du budget

Une des grandes références en matière de budget est l’approche proposant une répartition de 50-30-20 du revenu net, soit 50 % pour les besoins de base ou essentiels, 30 % pour les dépenses discrétionnaires (loisirs, sorties ou autres activités), 20 % pour l’épargne ou le remboursement de dettes. On le voit, cette répartition a tôt fait d’afficher ses limites, ne serait-ce parce qu’elle est notamment tributaire du niveau de revenu, du coût de la vie, de la proportion réelle du revenu consacrée aux besoins essentiels, du poids et de l’inflation des prix touchant les besoins de première nécessité, comme l’alimentation et le logement…

On peut aussi penser à des ratios plus spécifiques, comme le taux d’épargne (avec une cible optimale de 15 % — minimale de 10 % — du revenu après impôts) et celui de l’endettement (le total des paiements sur cartes et prêts ne devant pas excéder 30 % à 40 % du revenu brut). Ou encore le ratio de couverture du loyer (généralement recommandé entre 30 % et 33 % du revenu brut mensuel du ménage. Le site de Canada.ca parle d’un poids cible de 35 % du revenu brut si l’on combine le loyer et les dépenses liées au logement). Enfin le fonds d’urgence (soit minimalement trois mois d’économies — idéalement six mois — pour couvrir les dépenses essentielles).

Les ratios clés du bilan

Au bilan, l’on pense normalement à la couverture de la dette et à l’accumulation du patrimoine. Dans le premier cas, les ratios hypothécaires minimaux recommandés par la Société canadienne d’hypothèques........

© Le Devoir