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Le dilemme européen

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20.09.2026

Alors que Vladimir Poutine organise de prétendues « élections » au résultat connu d’avance, dont le but est de consolider la dictature face à une guerre enlisée, l’Europe s’interroge.

L’« Ours » est très affaibli en tant que puissance économique sérieuse, mais toujours capable d’agression. Les opérations « hybrides » se multiplient, y compris en Europe de l’Ouest (aéroport de Leipzig, 5 août). Devant le retour de la géopolitique impériale et brutale, les États baltes sont mobilisés et inquiets,

Selon The Defense Post, au premier semestre de 2026, la proportion du budget total de l’État russe consacrée à l’armée et aux opérations militaires a atteint le niveau phénoménal de 44 %. Pour 2025, les chiffres correspondants sont de 7 % au Canada, 11 % en France, 13 % aux États-Unis et 17 % en Allemagne.

Militarisation de l’État et passage à la dictature vont de pair. Avec en prime un discours de plus en plus haineux à l’encontre de l’Occident en général, et de l’Europe en particulier. En décembre 2025, sur la principale chaîne d’État, Pervy Kanal, le politicologue et propagandiste Sergueï Karaganov a déclaré publiquement que « l’Europe est redevenue l’expression la plus absolue du Mal qui ronge l’humanité ».

Il y a quelques semaines, l’ancien président Dmitri Medvedev a accusé les dirigeants européens d’être « les descendants directs et les héritiers des fascistes ». Une publication récente du ministère russe des Affaires étrangères s’intitule L’Europe est de nouveau tombée à l’ombre du nazisme.

De telles citations ne s’inventent........

© Le Devoir