Défaite stratégique des États-Unis
« La guerre est terminée. » « Ils sont écrasés, ils n’ont plus rien. » « Nous sommes bien en avance sur le programme. »
Fadaises colportées par Trump, tout au long du mois de mars et de la première moitié d’avril, alternant, au rythme de deux ou trois allers-retours par semaine, les menaces apocalyptiques avec les annonces d’un accord « total et formidable ».
« Sa » guerre a été déclenchée le 28 février après qu’il se fut fait vendre, le 11 février par son ami Nétanyahou, l’idée d’un plan facile garantissant en quelques jours l’écrasement de l’ennemi.
Le plan était simple et convaincant : une opération militaire massive devait décapiter l’appareil politique et militaire de la République islamique. Pendant ce temps, une rébellion kurde iranienne depuis l’Irak devait affaiblir le flanc militaire nord-ouest de l’Iran. Et des manifestations populaires achèveraient le travail à Téhéran, conduisant au renversement du régime. Pour régler, une fois pour toutes et d’un seul coup, les questions nucléaires, balistiques et régionales liées à l’Iran.
Le tout, bouclé à temps pour un beau sommet avec Xi Jinping, fin mars (qui a finalement eu lieu en mai).
La naïveté de Donald Trump est sans limites. Encore vendredi dernier, il ramenait son optimisme infondé en déclarant devant une foule de fans que le conflit avec l’Iran « sera [it] bientôt terminé ».
Cette annonce faisait suite à une semaine d’intense activité........
