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Phares et tempêtes

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08.06.2026

Il y a des lumières dans la nuit. Des vigies qui nous obligent à éviter les raccourcis. De ces chercheuses qui, par leur travail, nomment le monde avec justesse et portent notre regard sur des lignes de faille que sans leurs feux on ne saurait voir si finement.

Elles sont opiniâtres et se sont fait un plumage de canard pour laisser passer sur leur dos une ribambelle de commentaires effarants qui se déversent, bon an mal an, à leurs propos sur les réseaux sociaux et parfois même dans les journaux ou à la radio. On mesure mal l’ampleur de ce phénomène envers celles qui décrient et combattent des mouvances passéistes qui semblent être nourries par quelques figures rétrogrades disposant d’espaces d’expressions étonnamment larges pour répandre dans notre collectivité des idées aussi dévastatrices que ringardes.

Parmi ces phares, il n’est pas possible de passer sous silence l’incontournable Martine Delvaux et son corpus de livres tous plus pertinents les uns que les autres.

Que ce soit Les filles en série, Le boys club ou Il faut beaucoup aimer les femmes qui pleurent, l’écrivaine pousse constamment sa plume pour élucider des mécanismes alarmants qui meuvent nos sociétés contemporaines. En traquant les mouvances à l’œuvre qui cherchent à instituer ces idéologies nauséabondes, cette battante oblige à la pensée critique. Elle agit comme révélatrice acharnée de mouvements sociaux qui détruisent le vivre-ensemble et combat sans relâche une toxicité qui cherche à s’installer dans tous les recoins de notre tissu social.

Bien qu’elle s’active à écrire et à publier à........

© Le Devoir