On n’attire pas les mouches avec du vinaigre
Lettre au chef du Parti québécois (PQ), Paul St-Pierre Plamondon.
J’ai toujours été un indépendantiste, et ce, depuis la campagne électorale de 1970, au cours de laquelle j’ai travaillé comme bénévole pour le PQ, même si je n’avais pas encore l’âge de voter. Hélas, les années qui ont suivi — surtout après le règne de René Lévesque —, le rêve du pays à venir était de plus en plus loin.
Le 9 octobre 2020, lorsque vous avez remporté la course à la chefferie du PQ, votre discours intelligent, posé et encourageant de vainqueur m’avait conquis. Je rentrais au bercail péquiste… mais depuis presque un an maintenant, ma ferveur péquiste s’étiole tranquillement. Tout comme mes espoirs de vivre un jour dans mon pays, le Québec.
La conquête est un art, Monsieur St-Pierre Plamondon. Si elle se fait par la peur, la guerre ou le dénigrement de ses adversaires, cela entraîne à tout coup une polarisation politique. Au lieu de réunir, on divise. L’agressivité n’a jamais été la meilleure méthode pour se faire entendre.
Monsieur St-Pierre Plamondon, par expérience, on apprend que lorsqu’on veut conquérir l’amour de sa vie, on ne lui parle pas de ses ex et de leurs défauts, on le fait rêver par son intelligence, son humour et son humanisme. Lorsqu’on veut conquérir un pays, on fait rêver sa population. S’il vous plaît, recommencer à me faire rêver comme vous l’avez fait le 9 octobre 2020.
