menu_open Columnists
We use cookies to provide some features and experiences in QOSHE

More information  .  Close

Et si c’était le moment de prendre en main notre production alimentaire?

10 0
20.02.2025

Face aux incertitudes provoquées par nos voisins du Sud et aux tensions économiques mondiales, le système alimentaire québécois est plus vulnérable que jamais. Nous sommes à un moment déterminant pour nos fermes, qui sont les garantes de notre souveraineté alimentaire. Cette crise est un tournant : nous pouvons choisir de reprendre en main notre alimentation, de favoriser la production locale et de soutenir des modèles agricoles différents qui nous rapprochent de l’autonomie alimentaire.

Des fermes à échelle humaine comme Les Bontés de la Vallée et Cadet Roussel montrent qu’il est possible de cultiver autrement. Depuis plus de 15 ans, elles proposent des paniers biologiques et, depuis l’an dernier, elles expérimentent un projet pilote réinventant leur mise en marché par un lien tissé serré avec les mangeuses et mangeurs de leurs légumes.

Bien que riche en ressources naturelles, la province ne produit que 35 % des aliments qu’elle consomme, le reste étant importé. Nos agricultrices et agriculteurs, souvent confrontés à des coûts croissants et à une forte pression du marché, peinent à maintenir leurs exploitations et des salaires décents. À chaque crise, beaucoup sont contraints de fermer. De plus, nos terres agricoles, qui ne représentent que 2 % de la superficie du Québec, essentielles à notre autonomie, disparaissent progressivement au profit de l’étalement urbain et de la spéculation foncière.

En parallèle, un grand nombre d’exploitants agricoles sont sur le bord de la retraite, sans repreneurs par manque de relève intéressée face aux conditions salariales basses et aux prix exorbitants des terres agricoles.

Face à cette réalité, il existe une diversité de solutions, parmi lesquelles des fermes communautaires comme Les Bontés de la Vallée et Cadet Roussel, qui tentent de prouver qu’il est possible de créer des modèles d’agriculture résilients, susceptibles de nourrir correctement tout le monde, y compris les fermières et les fermiers, car c’est........

© Le Devoir