Guerre commerciale|Résister au chantage tarifaire Brian Myles
La énième série de tarifs douaniers contre le Canada annoncée par le président des États-Unis, Donald Trump, cache une bonne nouvelle malgré l’insolence de cette provocation. C’est bien la preuve que la position attentiste du Canada irrite l’irascible locataire de la Maison-Blanche, à moins de quatre mois des élections de mi-mandat.
Trump voudrait forcer la main du premier ministre du Canada, Mark Carney, qu’il ne s’y prendrait pas autrement. À brève échéance, il a réussi à le ramener à la table de négociations de toute urgence. Le premier ministre Carney a convenu avec son homologue de redoubler d’ardeur afin d’arriver à une entente commerciale d’ici les deux prochaines semaines.
Le président Trump se base sur la Loi sur les tarifs, qui date de 1930, pour imposer de nouveaux droits de douane américains de 50 % sur environ 500 biens de consommation, y compris dans des secteurs d’activités protégés par l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM). Il s’agit d’une escalade marquée dans le différend commercial entre les deux pays qui frappe de plein fouet les entreprises exportatrices. Pour l’industrie du meuble, entre autres, ces tarifs prennent les allures d’un embargo sur les exportations.
La valeur des marchandises qui pourraient être taxées s’élève à 28 milliards de dollars, ce qui représente 5 % des exportations canadiennes, ou........
