Montréal face à l’itinérance
Il y a quelque chose de profondément hypocrite dans la manière dont Montréal traite la question des sans-abri. On brandit le mot « logement » comme une formule magique, un talisman politique censé régler tout, comme si quatre murs et un toit pouvaient miraculeusement effacer des années de dépendance, de traumatismes, de psychoses non traitées. On se félicite d’ouvrir des refuges temporaires, des centres d’hébergement d’urgence, des « solutions transitoires » — bref, des pansements sur une plaie qui n’arrête pas de s’infecter. Pendant ce temps, les gens continuent de mourir dans la rue, non pas parce qu’ils manquent........
