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Idées | La conscience vue par Dawkins, Kandinsy et Claude

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28.05.2026

Il y a quelque temps, le scientifique britannique Richard Dawkins publiait un texte qu’on aurait cru destiné à choquer. Médusé, il y confessait son incapacité à distinguer Claudia, une amie générée par intelligence artificielle (IA), d’un être conscient. Vinrent alors les réactions instantanées, entre l’inquiétude qu’une partie de nous aime souvent nourrir, et les railleries teintées de l’âgisme que favorise l’ère numérique : vieillard qu’il est, aussi savant qu’il ait prétendu être, voilà Dawkins qui découvre avec un navrant retard les prodiges de l’IA. Se pose pourtant une question qui a tout pour nous gêner, parce que nous sentons que sa réponse devrait venir facilement, alors qu’il n’en est rien : qu’est-ce que la conscience ? Le chemin vers une réponse est sinueux. Un point de départ possible serait l’interrogation de l’art, où plusieurs logent l’obscur pressentiment qu’il y a là une zone encore intouchée par l’IA.

Parmi les peintres, Kandinsky est probablement l’un de ceux dont les œuvres, par leur facture visuelle, pourraient être reproduites par intelligence générative, et se sont valu ce petit mot bien connu : « J’aurais pu faire pareil. » D’ordinaire, on convient qu’il faut opposer à cette plaisanterie un discours sérieux, qui situerait Kandinsky dans un contexte historique expliquant la motivation derrière ses innovations formelles, nous permettant ainsi, par l’exposition de ce que l’on aura fait valoir comme son « génie », de........

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