Les facteurs de risque s’accumulent
Que ce soit l’entrée de nouveaux acteurs dans le conflit entre l’Iran et les États-Unis ou la diminution des réserves stratégiques de pétrole, les possibilités d’aggravation de la crise énergétique actuelle ne manquent pas.
Le début du mois d’août marque l’entrée dans le septième mois des hostilités entre Israël, l’Iran et les États-Unis. Cette guerre a entraîné une forte perturbation du transit d’environ 20 % du pétrole et du gaz consommés dans le monde
En mars, l’Agence internationale de l’énergie a qualifié cette rupture d’approvisionnement de plus grave crise énergétique de l’histoire moderne. Depuis cette déclaration, quatre mois supplémentaires de tensions se sont écoulés, entrecoupés d’une brève trêve de quelques semaines. Autrement dit, cette crise sans précédent se prolonge, sans solution durable en vue.
Or, à mesure que les hostilités s’éternisent, de nouveaux facteurs risquent de mettre une fois de plus à l’épreuve la résilience du système pétrolier mondial.
Premier sujet de préoccupation : l’attitude des houthis. Grâce à son oléoduc Est-Ouest, l’Arabie saoudite a pu, depuis février, détourner une grande partie de ses exportations du golfe Persique vers la mer Rouge. On craignait que cette........
