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Le Liban brûle et le monde regarde ailleurs

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07.08.2026

Peu d’attention médiatique, diplomatique ou politique est accordée au Liban, qui a pourtant vu certains de ses villages pratiquement rasés et où un cinquième de la population a été déplacé, se désole Raja Hammoud.

Il existe des tragédies qui provoquent immédiatement un séisme politique mondial. Et puis il y a celles auxquelles on finit par s’habituer.

Imaginez un instant que les autorités d’un État étranger ordonnent l’évacuation complète d’une ville canadienne, française ou américaine.

Imaginez que des centaines de milliers de civils disposent de quelques heures pour abandonner leurs maisons, leurs quartiers et leurs villages sous peine d’être exposés à des bombardements imminents.

Le monde considérerait-il cela comme un simple fait divers ? Évidemment que non. Les médias diffuseraient les images en continu. Les dirigeants parleraient de catastrophe humanitaire, de violation du droit international et de protection urgente des civils.

Or, il ne s’agit pas d’un exercice d’imagination.

Ces scènes se déroulent aujourd’hui au Liban, comme elles se sont déjà déroulées à Gaza. Plus d’un million de personnes ont été déplacées au Liban à la suite des bombardements et des ordres d’évacuation. Des villages entiers du sud du Liban ont été lourdement endommagés ou complètement rasés.

Depuis le début de l’escalade militaire, selon les autorités sanitaires libanaises, plus de 4200 personnes ont été tuées et plus de 16 600 blessées⁠1. L’UNICEF rapporte qu’au moins 316 enfants ont été tués et 1500 blessés depuis mars.........

© La Presse