Mieux traités morts que vivants ? Vraiment ?
Les auteures demandent que les normes de bien-être animal en matière d’abattage ne fassent pas exception pour le marché de la viande halal et casher.
Une campagne de sensibilisation d’envergure a été menée cet hiver par la SPCA de Montréal sur les conditions de vie déplorables de certains animaux d’élevage. Des images choc d’animaux entassés dans des cages exigües ont notamment été projetées dans les médias et dans les stations de métro avec le titre : « Mieux traités morts que vivants ». Par ce moyen, la SPCA entend dénoncer le traitement de certains animaux, une cause noble. Elle remet aussi en question la situation juridique actuelle de ces animaux dans la Loi sur le bien-être et la sécurité de l’animal1.
Ce que ne dit pas la campagne de la SPCA, c’est que les législations fédérale et provinciale permettent de contourner les normes de bien-être animal en matière d’abattage, dans le cas d’animaux consacrés au marché de la viande halal et casher. L’exigence d’insensibiliser l’animal avant la saignée est levée, le condamnant à une souffrance intense et inutile jusqu’à sa perte de........
