L’IA mérite un véritable débat électoral
Témoin privilégié des progrès fulgurants de l’IA, que ce soit dans le domaine du travail ou celui de la cybersécurité, Léo Boisvert croit qu’il est essentiel que les candidats nous en disent davantage sur leur vision de cet enjeu.
Comme tout le monde en 2026, je vis dans une chambre d’écho. Certains vivent dans une bulle où on ne parle que de souverainisme, d’autres où on parle de santé ou encore de la guerre en Iran. La mienne parle d’intelligence artificielle.
Chaque jour, je vois les avancées de l’IA : agents de codage qui peuvent créer des sites web de A à Z en travaillant des heures d’affilée, cyberattaques orchestrées par l’IA, problèmes de mathématiques qui tombent les uns après les autres. Je suis certainement biaisé, mais l’IA me semble être l’enjeu le plus pressant de notre époque, tant les risques et les possibilités qu’elle présente sont grands. Or, dès que je regarde la campagne électorale québécoise, j’ai l’impression que c’est un enjeu de second plan.
Le prochain gouvernement du Québec devra relever de grands défis face à une technologie absolument sans précédent. Entre autres choses, il devra accompagner la transformation du travail, protéger les services publics contre des cybermenaces et décider jusqu’où confier des responsabilités à l’intelligence artificielle.
À mon sens, ces choix méritent un véritable débat électoral. Le ministre canadien de l’IA, Evan Solomon, a dit : « La technologie avance à la vitesse de l’innovation, mais l’adoption........
