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Les doctorats vont (et doivent) survivre à l’IA

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wednesday

L’auteur, lui-même doctorant, attire l’attention sur plusieurs dimensions de la recherche qui sont au-delà du rayon d’action de l’IA.

Il y a deux ans, j’ai débuté mes études doctorales à Londres, où j’étudie les politiques liées aux changements climatiques. Depuis, ma façon de travailler a dramatiquement changé. J’ai recours à l’IA constamment : pour réviser mes articles, identifier des sources, programmer des outils. Je l’utilise également afin de critiquer mon travail et détecter les limites de mes recherches. Des tâches qui duraient des semaines se font maintenant en quelques heures.

Est-ce que cela veut dire que les doctorats sont en voie de disparition, une question récemment posée dans ces pages1 ? Je ne crois pas. Depuis l’avènement de l’IA, les étudiants au doctorat ne travaillent pas moins : on travaille davantage, à un rythme de plus en plus effréné. Sans relâche, on échange avec l’IA, à relancer ses réponses, à la corriger, à préciser nos instructions et développer de nouveaux outils.

L’IA ne s’arrête jamais et travaille même pendant la pause café. Et comme cette utilisation est maintenant omniprésente en recherche, on doit suivre la parade pour demeurer dans le coup.

Certains diront que ce n’est qu’une question de temps avant que ces tâches soient elles aussi automatisées, une fois que les........

© La Presse