Tous les indicateurs sociaux et environnementaux dans le rouge
À l’approche du Jour de la Terre, le 22 avril, de nombreuses associations lancent un appel à l’action.
« Le climat mondial est en état d’urgence. La Terre est poussée au-delà de ses limites. Tous les indicateurs climatiques clés sont dans le rouge », nous avertit le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres.
Les messages répétés du secrétaire général glacent le sang. Et pourtant, ils se perdent sous le bruit des bombes et des injonctions à poursuivre la course effrénée de l’économie de croissance qui pousse à l’épuisement.
Climat déréglé, crises du logement et du coût de la vie, affaiblissement de notre état de droit et de notre démocratie : nos sociétés sont confrontées à une polycrise dont les effets convergent pour se démultiplier. Le modèle de croissance économique hérité du XXe siècle n’est plus viable.
S’ajoute à ces enjeux celui des inégalités qui contribuent non seulement à la dégradation du tissu social, mais à la crise climatique. « L’accroissement des inégalités de revenu au profit des plus riches contribue à l’augmentation des émissions de CO2. » C’est la conclusion à laquelle sont arrivés les chercheurs Nicolas Viens et Andrew Jorgenson1 après avoir examiné l’évolution des revenus et des émissions de carbone au Canada entre 1997 et 2020. Ils ajoutent également que les approches technologiques de grande envergure que privilégient plusieurs décideurs accaparent les fonds publics qui........
