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Qualité de l’eau : des coupes qui nous laissent à l’aveugle

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thursday

L’Association des biologistes du Québec s’inquiète des conséquences d’une surveillance réduite des eaux de la province. Une réduction de service qui nous nuira collectivement dans nos efforts pour protéger cette précieuse ressource, explique la présidente de l’organisme.

Dans la foulée du Jour de la Terre, il importe de rappeler une responsabilité fondamentale qui nous lie collectivement : la préservation de la qualité et de la disponibilité de l’eau, ressource essentielle à la vie, au fonctionnement des écosystèmes et au maintien de la biodiversité. Au Québec, cette responsabilité est clairement assumée par l’État, qui en est le gardien en vertu de la Loi affirmant le caractère collectif des ressources en eau.

Dans ce contexte, une série d’événements récents soulève des interrogations quant aux moyens concrets mobilisés pour assurer ce rôle. Au cours des dernières semaines, des reportages ont mis en lumière des réductions importantes dans les activités de suivi de la qualité de l’eau dans le sud du Québec1, incluant la fermeture de stations et l’abandon de certains dispositifs de surveillance, comme pour l’eau des plages2 ou les rivières à saumon3. Ces situations s’inscrivent dans une tendance plus large de recul du réseau de suivi hydrométrique, comme l’illustre aussi l’Atlas hydroclimatique du Québec méridional4 : sur plus de 650 stations........

© La Presse