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Que se passe-t-il quand la parole se bloque, quand nous trébuchons sur notre désir de dire et de nous raconter aux autres ? L’écrivain Frédéric Boyer en parle, justement, dans sa chronique hebdomadaire, en y mêlant des souvenirs personnels.

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26.03.2026

Le langage, une promesse à partager

C’est l’histoire d’un homme qui ne parvenait jamais à finir ses phrases. Les mots dans sa bouche s’entrechoquaient ou se répétaient dans un bégaiement chaotique. Tout le monde a connu un jour le sentiment de gêne que l’on éprouve quand quelqu’un entreprend de raconter son histoire sans en être capable, en ratant ses effets, jusqu’à se perdre lui-même dans la parole, et finir par briser notre désir d’entendre la suite. La honte que le locuteur malheureux éprouve alors devant notre déconvenue embarrassée est une honte millénaire. Celle, secrète, de toute littérature, de l’humanité maladroite trahie par sa parole.

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