Le récit de la rencontre entre François d’Assise et le loup nous renvoie à notre propre humanité violente et cruelle, écrit Frédéric Boyer dans sa chronique hebdomadaire, « nous qui devons être délivrés du loup que nous sommes à nous-mêmes ».
Dieu, délivre-nous du loup !
Je relisais ces jours-ci les Fioretti de François d’Assise. L’un d’entre eux, parmi les plus célèbres, raconte que dans la petite ville toscane de Gubbio saint François y aurait convaincu un loup cruel de renoncer à la violence et de fraterniser avec les habitants de la ville. « D’un loup très féroce réduit par saint François à une très grande douceur. » On sait que le loup n’a guère été aimé, pendant tout le Moyen Âge. Figure du mal, de la cruauté, il dévorait les corps. On prétendait aussi qu’il asservissait les âmes. Il faisait irruption dans l’espace domestique depuis que la multiplication des voies, l’extension des cultures, les progrès de la déforestation, avaient fini par attaquer son habitat naturel.
Saint François d'Assise
Saint et figure spirituelle
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