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EXCLUSIF : comment la Nuit du bien commun cherche à effacer l’encombrant Pierre-Édouard Stérin

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23.03.2026

Ce jeudi 5 juin à Nantes, le 11 à Rouen, puis le 18 et le 24 juin à Toulouse et Annecy… C’est la saison des galas décentralisés de la Nuit du bien commun, un événement co-fondé par l’exilé fiscal catholique identitaire Pierre-Édouard Stérin et deux de ses acolytes, Stanislas Billot de Lochner et Thibault Farrenq, à la tête de l’entreprise spécialisée dans la récolte de fonds Obole.

Depuis 2017, ces rendez-vous sont devenus incontournables pour tout ce que le pays compte d’associations anti-IVG, d’écoles catholiques hors contrat, de conservateurs du patrimoine chrétien et de petits romanciers de l’histoire de France « guidée par la Providence »… Mais depuis les révélations sur le plan Périclès du milliardaire exilé fiscal, ça coince de plus en plus pour sa branche philanthropique, aux forts relents réactionnaires.

Il y a le feu dans la galaxie Stérin

Après que les deux dernières éditions ont été, à la mi-mai, contrariées par des mobilisations citoyennes à Lyon et à Tours – dans cette dernière ville, la récolte a été divisée par deux par rapport à l’an dernier -, tout le monde dans la galaxie Stérin semblait s’être donné le mot, affirmant en substance mais contre l’évidence : « Plus on parle de nous, plus on nous critique, mieux on se porte… » Ainsi, Arnaud Rérolle, directeur général de Périclès et bras droit du milliardaire, plaidait récemment sur le plateau d’un média allié : « La publicité qu’a pu nous faire l’Humanité n’a fait qu’attirer des jeunes talents qui ont envie de s’engager. Ce n’est probablement pas l’effet qu’ils recherchent, mais c’est in fine ce que l’on ressent. »

Départs sur la pointe des pieds d’acteurs majeurs dans le champ de la philanthropie la plus institutionnelle, naissance d’une « Section carrément anti-Stérin » (Scas) appelant à manifester contre les Nuits du bien commun, tribune de maires de grandes villes qui dénoncent le « projet réactionnaire » de Stérin, défections, en particulier à Rouen, d’associations et de sponsors qui refusent d’être associés à un événement aussi marqué politiquement…

Cette fois, il y a manifestement le feu. Il y a quelques jours, Stanislas Billot de Lochner a fait

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