Mort de Quentin Deranque : derrière « le service d’ordre » de Némésis, des militants issus de la mouvance néofasciste et identitaire lyonnaise
Une enquête des médias StreetPress et Reflets lève le voile sur les profils de plusieurs individus présents aux côtés de Quentin Deranque le 12 février, le soir de son décès après un affrontement avec des antifascistes. Loin de l’image de simples « amis bénévoles » avancée par le collectif Némésis, beaucoup appartiennent à des groupuscules d’extrême droite, certains déjà connus pour leur engagement dans la mouvance néofasciste lyonnaise.
Némésis l’a rabâché pendant plusieurs jours. Son « service d’ordre », présent à Lyon le jour du décès de Quentin Deranque, le 12 février, n’aurait été composé que de « jeunes bénévoles, des amis qui n’étaient pas là pour se battre », a affirmé la présidente du collectif Alice Cordier. Un narratif relayé par la plupart des médias après la mort de Quentin Deranque après un affrontement avec des militants antifascistes.
Depuis, le profil de la victime, co-fondateur d’un groupuscule néofasciste et auteur sous pseudonyme de nombreux tweets néonazis, a remis en cause ce récit. Les révélations de StreetPress et Reflets, ce mercredi 1er avril, viennent confirmer l’évidence : la quinzaine d’hommes présents aux côtés de Némésis, ce soir-là, sont des membres de groupes d’extrême droite violents.
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