Mort de Quentin D. : « Les expéditions punitives de l’extrême droite pourraient se multiplier », prévient Sébastien Bourdon
Journaliste, Sébastien Bourdon a enquêté successivement sur les militants antifascistes et sur l’extrême droite radicale, un travail dont il a notamment tiré deux livres. Il revient sur le contexte de violence politique qui a précédé la mort de Quentin D. et ses possibles conséquences.
Vous avez enquêté ces dernières années à la fois sur les militants de l’extrême droite radicale et sur les antifascistes. Diriez-vous que la mort de Quentin D. s’inscrit dans un contexte d’escalade de la violence entre ces deux camps ?
On ne peut pas réellement parler d’escalade ces dernières semaines ou ces derniers mois. Les affrontements sont réguliers depuis une dizaine d’années, à Lyon en particulier où ils s’inscrivent dans une histoire au long cours. D’abord avec une implantation de l’extrême droite radicale qui a entraîné une longue série de violences. Rue 89 recense 102 actions violentes imputables à l’extrême droite à Lyon entre 2017 et 2025.
C’est dans ce contexte que se sont développés des groupes antifascistes comme la Jeune Garde, née à Lyon...
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