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« Pédale rurale » d’Antoine Vazquez : « Quand on est queer à la campagne, on n’a aucun modèle, aucune représentation »

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03.03.2026

Avec son premier long-métrage documentaire, Pédale rurale, Antoine Vazquez tisse le récit de Benoît qui vit son homosexualité en Dordogne, à l’abri des regards. Jusqu’à ce que, par la rencontre d’autres queers du coin, il sorte de son jardin à la conquête de l’espace public lors de la première Pride du Périgord vert.

Entre 2018 et 2023, Antoine Vazquez filme Benoît qui mène une existence en harmonie avec la nature dans sa maison en Dordogne. Quand il ne s’occupe pas de son jardin, il danse, chante, ou tisse. Au fil du documentaire, Benoît s’allie à d’autres queers ruraux avec qui il trouve un véritable soutien collectif. Dans Pédale rurale, Antoine Vazquez représente la possibilité d’une vie queer à la campagne.

Comment avez-vous rencontré Benoît ?

Je l’ai rencontré en 2015 dans un tout autre contexte. À l’époque, j’étais un master en anthropologie à l’université de Toulouse. Je faisais alors une recherche sur la question des vécus queer à la campagne. Et une amie m’a parlé de Benoît. À ce moment-là, il était assez isolé, il avait vraiment besoin de parler de sa vie, du fait d’être queer à la campagne. Je suis allé chez lui, j’ai découvert sa maison et surtout son jardin qui est assez incroyable.

Quand l’idée de Pédale rurale a-t-elle émergé ?

À l’époque, j’avais déjà envie de faire des films mais je ne m’étais pas encore lancé. Tout part de la rencontre entre ce désir de cinéma, mon intérêt pour cette question et, évidemment, Benoît. Il avait quelque chose...

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