menu_open Columnists
We use cookies to provide some features and experiences in QOSHE

More information  .  Close

Violences policières à Noisiel : trois policiers de la BAC sous contrôle judiciaire et jugés en septembre pour violences et faux en écriture

10 0
previous day

Trois policiers de la BAC de nuit de Noisiel (Seine-et-Marne) seront jugés le 7 septembre devant le tribunal de Meaux pour violences et faux en écriture. Dans la soirée du 16 mars, ils ont violemment interpellé deux personnes, dont une mineure, lors d’une intervention faisant suite à des tirs de mortiers sur les locaux de la police municipale.

Auteurs des violences infligées sur deux personnes interpellées dans des circonstances particulièrement brutales à Noisiel (Seine-et-Marne) le 16 mars, trois policiers de la BAC seront jugés en septembre devant le tribunal de Meaux.

Selon des documents consultés par l’Agence France Presse, et qui confirment une information du journal Le Monde, les trois agents sont poursuivis pour violences volontaires ayant entraîné une incapacité totale de travail de 5 jours, avec pour circonstances aggravantes que les faits ont été commis par des personnes dépositaires de l’ordre public et en réunion. L’un des trois policiers est également poursuivi pour faux en écriture, la justice estimant qu’il aurait menti lors de la rédaction de son procès-verbal.

« Vous voulez jouer ? On va vous enculer ! »

Pour rappel, dans la soirée du 16 mars, la BAC intervient à Noisiel après qu’une trentaine de personnes se sont regroupées devant les locaux de la police municipale en tirant au mortier peu après une série d’interpellations liées au trafic de stupéfiants. « Vous voulez jouer ? On va vous enculer ! », peut-on entendre sur une vidéo filmée par un habitant du quartier du Luzard.

« Les policiers de Torcy me cherchent pour me faire taire » : un témoin des violences policières de Noisiel affirme être victime d’intimidation

Munis de flash-balls, de matraques et de grenades, les policiers sortent de leur véhicule et vont ensuite s’avancer dans la rue avant de déchaîner leur violence sur Flavel, 35 ans. Alors qu’il s’apprête à rentrer dans le restaurant où il venait prendre son dîner, il entend un des fonctionnaires lui crier « cours ! » avant de le frapper.

L’homme se relève, tente de s’enfuir, mais se retrouve vite au sol les bras plaqués. Tandis que les coups de pied pleuvent, une grenade lacrymogène explose à quelques centimètres de son visage. « J’ai vu les étincelles, je ne pouvais plus respirer », raconte le père de famille et musicien à l’AFP qui par la suite porté plainte auprès de l’IGPN.

« Très satisfait de l’enquête et des mesures provisoires »

Les agents de la BAC de nuit de Noisiel, sont également poursuivis pour avoir commis des violences sur une autre personne, mineure. Ils lui auraient porté plusieurs coups directs au cours de son interpellation, notamment des coups de pied, ayant entraîné une incapacité totale de travail de 10 jours.

Placés sous contrôle judiciaire, les trois policiers ont l’interdiction de porter une arme, et le plus jeune d’entre eux est également interdit d’exercer sa fonction sur la voie publique. Quant au faux en écriture, l’agent poursuivi explique qu’il « n’y avait aucune mauvaise intention » de sa part, évoquant des « conditions apocalyptiques » lors de la rédaction du procès-verbal. Me Pierre Brunisso, avocat de Flavel, a indiqué à l’AFP être « très satisfait de l’enquête et des mesures provisoires ».

Oui, on s’en doute : vous en avez assez

Voir ces messages d’appel au don, ça peut être pénible. Nous le savons. Et on doit bien vous avouer que nous préférerions ne pas avoir à les écrire…

Mais voilà : c’est crucial pour l’Humanité. Si ce titre existe toujours aujourd’hui, c’est grâce au financement régulier de nos lectrices et lecteurs.

C’est grâce à votre soutien que nous pouvons exercer notre métier avec passion. Nous ne dépendons ni des intérêts d’un propriétaire milliardaire, ni de pressions politiques : personne ne nous dicte ce que nous devons dire ou taire.

Votre engagement nous libère aussi de la course aux clics et à l’audience. Plutôt que de chercher à capter l’attention à tout prix, nous choisissons de traiter les sujets que notre rédaction juge essentiels : parce qu’ils méritent d’être lus, compris, partagés. Parce que nous estimons qu’ils vous seront utiles

À l’heure actuelle, moins d’un quart des lectrices et lecteurs qui viennent plus de 3 fois sur le site par semaine nous aident à financer notre travail, par leur abonnement ou par leurs dons. Si vous voulez protéger le journalisme indépendant, s’il vous plaît, rejoignez-les.

Lisez la suite de cet article

et débloquez tous les contenus


© L'Humanité