Affaire Lyhanna : face aux sénateurs, Nunez et Darmanin campent sur leurs positions et se défaussent sur les magistrats
Alors que près de 60 000 personnes ont manifesté devant les tribunaux du pays dans la soirée de lundi, le Garde des sceaux et le ministre de l’Intérieur étaient auditionnés au Sénat ce mardi 9 juin. Si les deux reconnaissent les « dysfonctionnements » face aux sénateurs, ils n’en prennent pour autant pas la responsabilité.
Le gouvernement est sous pression. Dans la soirée du lundi 8 juin, selon le ministère de l’Intérieur, près de 60 000 personnes ont, un peu partout en France devant les tribunaux, manifesté pour dénoncer les défaillances de notre système de justice pour protéger les mineurs. Des défaillances mises sous les projecteurs par l’affaire Lyhanna, disparue à Fleurance (Gers) le vendredi 29 mai et retrouvée morte quelques jours plus tard, le 4 juin, dans un silo à grain.
Rapidement mis en examen, Jérôme B., 41 ans, avait d’abord été présenté comme un homme inconnu des services de police avant que la procureure d’Auch n’indique qu’il avait déjà été mis en cause pour des faits de violences sexuelles sur mineur. Il était d’ailleurs sous le coup d’une enquête pour viols sur mineur de moins de 15 ans, depuis qu’une plainte avait été déposée en août 2025, mais n’avait pas été entendu par la gendarmerie. Ce mardi 9 juin, Pierre Debuisson, avocat de l’une des mères ayant déposé plainte contre le suspect, a annoncé qu’elle portait également plainte contre l’État pour faute lourde au micro de RTL.
Avant la réunion interministérielle organisée par Sébastien Lecornu, le Garde des sceaux et le ministre de l’Intérieur étaient entendus ce mardi matin par la commission des Lois du Sénat.
« L’embolie de la justice criminelle »
En préambule, la présidente de la commission, Muriel Jourda (LR), a tenu a rappelé, qu’outre l’émotion suscitée par ce drame, « l’embolie de la justice criminelle est un fait bien connu de cette commission ». De son discours ressortent........
