Echanger sa maison plutôt que la louer : Home Exchange, une vraie alternative collaborative à Airbnb ?
Père de famille qui habite dans l’agglomération lilloise, Géry s’est abonné il y a quelques années à HomeExchange, un site d’échange de maisons entre particuliers. Il utilise régulièrement la plateforme pour organiser ses vacances en famille. « Nous sommes allés en Bretagne, sur la côte landaise, dans la région des lacs en Italie, à Heidelberg en Allemagne… et même à New York hors saison », raconte-t-il.
Outre les économies réalisées sur les réservations de logement pour les vacances, le quadragénaire apprécie l’esprit de la plateforme. « Ce n’est pas un business déshumanisé avec des réservations en un clic. On s’appelle avant pour faire connaissance, présenter la maison, et il n’y a pas d’argent », poursuit l’utilisateur. Les échanges ne donnent en effet lieu à aucune rémunération.
Propriété de la startup parisienne éponyme, HomeExchange se présente comme le plus grand site d’échange de maisons au monde. Il revendique plus de 550 000 annonces dans 155 pays, contre 300 000 pour son rival américain Kindred. Ses 290 000 membres souscrivent un abonnement annuel de 175 euros donnant accès à des échanges illimités. La start-up annonce plus de 10 millions de nuitées en 2025 et un objectif de 15 millions cette année.
Depuis sa création, elle a levé 54 millions de dollars et effectué huit rachats de concurrents dans cinq pays, notamment celui du Britannique Love Home Swap. Enfin, le nombre de nuitées aurait triplé en quatre ans. Bref, une entreprise à succès.
« Notre clientèle est essentiellement européenne et nord-américaine. La majorité des échanges se font entre logements dans un même pays », résume le cofondateur Charles-Edouard Girard. Unique source de revenus de la PME, qui emploie 150 personnes, les abonnements lui permettent de dégager des profits depuis 2020.
« Nous avons toujours refusé de faire payer au séjour. Le membre paie 175 euros par an, mais ensuite fait autant d’échanges qu’il le souhaite », poursuit le cofondateur.
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