Comment la flambée du prix des carburants alimente les surprofits de l’industrie pétrolière
Près de sept mois après le début de la guerre américaine en Iran, la production pétrolière dans la région est loin d’être rétablie, tout comme le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz. De l’autre côté de la péninsule arabique, les Houthis, alliés de l’Iran, menacent depuis septembre le détroit de Bab el-Mandeb, où transite 10 % du pétrole mondial. De quoi tendre à nouveau le marché, avec un baril repassé au-dessus des 100 dollars pour la première fois depuis mai.
Dans les pays importateurs, l’ambiance est morose pour ceux qui doivent faire le plein. En France, mi-septembre, les prix de l’essence (SP95-E10) et du gazole en valeur nominale ont dépassé leurs précédents records et ont atteint respectivement 2,22 euros et 2,38 euros le 18 septembre, selon les chiffres du ministère de la Transition énergétique (qui recense les prix le vendredi). En corrigeant ces prix des effets de l’inflation ces dernières années, ces prix n’atteignent pas encore les records de l’été 2022, mais on en est tout proche, en particulier pour le diesel.
Le gouvernement prolonge les aides
A sept mois de la présidentielle, le sujet devient explosif. Sommé d’agir par le chef de l’Etat, le gouvernement a annoncé plusieurs mesures ce 22 septembre : prolongement jusqu’à la fin de l’année et élargissement du........
