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Les lycéens font de leur angoisse face à Parcoursup une question politique

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18.10.2026

« Plus d’avenir dans les stup’ que sur Parcoursup », « Parcoursup, c’est les ténèbres », « La jeunesse emmerde Parcoursup » : de Lille à Marseille en passant par Paris, Nantes ou Mende, les lycéens s’en donnent à cœur joie sur leurs pancartes pour railler la plateforme d’affectation dans l’enseignement supérieur.

« Depuis que je suis en quatrième on m’en parle ! », s’exaspère Noa, aujourd’hui en première dans un lycée parisien. Lui et ses camarades évoquent le stress de chaque note avec le contrôle continu, le choix cornélien des enseignements de spécialité et la crainte quotidienne « de faire une erreur qui ruinera mon dossier » au moment de postuler sur le site mis en place en 2018.

Dès cette date, la procédure et la plateforme du même nom n’ont cessé de faire l’objet de critiques de la part des syndicats enseignants et des parents d’élèves. Un changement, toutefois : « Ce qui était auparavant une lutte feutrée est devenue une lutte collective avec les mobilisations lycéennes », constate Annabelle Allouch, maîtresse de conférences en sociologie à l’Université de Picardie Jules Verne et autrice de Contester Parcoursup. Sociologie d’une plainte.

Une angoisse commune pour tous les lycéens

Certes, la transition entre le lycée et le supérieur est depuis longtemps source d’inquiétude. Mais « Parcoursup a accentué et aggravé ce stress », pointe Jean, conseiller principal d’éducation (CPE) dans un prestigieux lycée nantais. Chaque année, il est aux premières loges pour constater l’angoisse que suscite la procédure, parmi les élèves de terminale, mais aussi les autres.

« On a beau leur expliquer le fonctionnement, leur répéter qu’il n’y a très peu de candidats de notre lycée qui n’obtiennent aucun vœu, cela ne change rien : chaque année le stress est au rendez-vous », constate-t-il, fataliste.

« On a beau leur expliquer le fonctionnement, leur répéter qu’il n’y a très peu de candidats de notre lycée qui n’obtiennent aucun vœu, cela ne change rien : chaque année le stress est au rendez-vous », constate-t-il, fataliste.

Rien d’irrationnel dans ce stress, estime de son côté le sociologue Alban Mizzi, ingénieur de recherche à l’université de Bordeaux et spécialiste de la procédure :

« Le principal problème avec Parcoursup, c’est qu’on ne peut pas expliquer aux candidats pourquoi ils n’ont pas eu tel ou tel vœu. C’est ce manque de transparence, qu’autorise le secret des délibérations, qui cristallise leurs angoisses. »

« Le principal problème avec Parcoursup, c’est qu’on ne peut pas expliquer aux candidats pourquoi ils n’ont pas eu tel ou tel vœu. C’est ce manque de transparence, qu’autorise le secret des délibérations, qui cristallise leurs angoisses. »

Un manque de transparence face auquel toutes les informations du monde et toutes les tentatives........

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